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Emplois de vie scolaire

 

En juin 2006, les conseils d’administration de tous les collèges de France ont dû donner l’autorisation, ou pas, à leur principal de recruter des bénéficiaires de minimas sociaux, en contrat d’avenir, pour qu’ils soient « employés de vie scolaire » dans des écoles primaires de leur secteur. En moyenne, chaque collège devait créer entre 10 et 15 emplois précaires, 50 000 au plan national, prévus dans le plan de cohésion sociale de Jean-Louis BORLOO.

 

Mais pour quoi faire ?
Le contour de la mission de ces nouveaux emplois est donné sur le site de l’académie de Nancy-Metz :

 

 

 

« Quelles sont les missions des assistants de vie scolaire ?
Le nouveau dispositif des assistants de vie scolaire vise à satisfaire des besoins :

 

  • d'assistance administrative (y compris au bénéfice des directeurs d’école),
  • d’aide à l’accueil et à l’intégration des élèves handicapés,
  • d’aide à l’accueil, à la surveillance et à l’encadrement des élèves,
  • d’aide à l’utilisation des nouvelles technologies
  • d’aide à l’animation des activités culturelles, artistiques ou sportives
  • de participation à l’encadrement des sorties scolaires
  • d’appui à la gestion des fonds documentaires

 

Comme l’écrit M. BREGEARD dans son article « Emplois vie scolaire » du « journal de Lunéville » de novembre 2006, ces postes permettaient de « donner du travail à des sans-emploi peu qualifié et de contribuer par leur présence au bon fonctionnement de nos établissements scolaires ».


Je laisse à l’auteur la responsabilité de sa formule « des sans-emploi peu qualifiés ». Ce qui est important est de confronter les missions énoncées clairement sur le site de l’académie au public visé pour pourvoir ces postes…


L’accueil et l’intégration des élèves handicapés n’exigent ils pas de formation pour être adaptés et efficaces ?


L’utilisation des nouvelles technologies ne nécessiteraient pas de formation ?


L’animation d’activité culturelles, artistiques ou sportives pourrait-elle se faire sans formation ?


C’est évident, chacune de ces missions exige une formation initiale d’accompagnement dans la vie courante d’enfants handicapés, de notion de pédagogie et de psychologie des enfants, de pratique des nouvelles technologies, d’animateur culturel, artistique ou sportif.


Pour autant aucun temps de formation n’est prévu dans l’accompagnement de ces emplois de vie scolaire.

 

Afin de vous rendre compte du nombre d’heures de formation que prévoit l’éducation nationale pour les assistants de vie scolaire, je vous invite à lire cette circulaire de l’académie de Grenoble.

 

 

Lors des débats qui ont eu lieu dans les collèges de Lunéville, j’ai à chaque fois indiqué que l’insertion de personnes en rupture d’emploi, bénéficiaires de minima sociaux, nécessitait un accompagnement personnalisé dans l’emploi et un accompagnement social spécifique ce que ni les principaux de collège, ni les directeurs d’école n’ont le temps de faire.


De plus sans formation initiale de base, c’est prendre le risque de confronter tant les enfants, que les enseignants et les employés de vie scolaire, à des problèmes particulièrement difficiles dont les victimes seront les membres de la communauté scolaire. Aucun accompagnement social n’étant prévu dans ce retour à un emploi, les difficultés pouvaient être grandes et graves de conséquences.


Croyez-vous que le Conseil Général mettrait tant d’énergie dans la mise en œuvre du contrat TTEMM (Travailler et Trasmettre En Meurthe et Moselle) si l’accompagnement social et la formation n’étaient pas indispensables dans ces retours à l’emploi des personnes qui reçoivent les minimas sociaux ?
 

J’ai clairement dit que la création des emplois de vie scolaire était une mauvaise réponse à de vrais problèmes. Il faut créer de vrais emplois en CDI que sont ceux des assistants d’éducation et de vie scolaire.

 

Conscients de ces dangers, les associations de parents d’élèves, les représentants des personnels techniques des collèges, les professeurs et les membres de l’administration se sont prononcés dans une très large majorité en refusant d’autoriser le principal à signer ces contrats.

 

Au collège Bichat, le score du vote a été sans appel, 17 voix contre l’autorisation 2 voix pour (le conseiller général UMP de Lunéville Sud ayant pourtant défendu ce projet).


Au collège Guerin, alors qu’un premier vote avait été effectué début juin, et un équilibre relatif entre les pour, les contre et les abstentions, une majorité à une voix refusant l’autorisation, l’inspecteur de l’académie a donné l’ordre au principal de reconvoquer son conseil d’administration pour tenter d’obtenir un vote contraire.

 



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5/01/2011

Les voeux de Monsieur Stéphane HESSEL

 

A 93 ans, Monsieur Stéphane Hessel est le plus jeune d'entre nous par la vitalité de son engagement et sa force d'espérance. Il est ancien résitant, co-rédacteur de la convention universelle des droits de l'Homme, auteur de "Indignez-vous !".

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Philippe FLEURENTIN - Conseiller général de Lunéville Nord

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